Aujourd’hui Elio Di Rupo et moi
même avons présenté le Plan du PS pour lutter contre les cancers à l’Hôpital Bordet, haut lieu de recherche et de lutte contre cette
maladie.


J’ai la faiblesse de croire que beaucoup de choses ont été accomplies ces
dernières années : lutte contre le tabagisme, hausse importante du budget des
médicaments (avec le remboursement d’une série de nouvelles molécules),
reconnaissance du titre d’oncologue médical, des cliniques du sein, remboursement
accru des frais de transports.


Le PS a voulu montrer par son Plan qu’il considère que la lutte contre les
cancers doit devenir une priorité politique encore plus identifiable pour le prochain gouvernement et faire l’objet d’une coordination accrue.

A propos d’un sujet aussi grave,
je considère à cet égard qu’il faut éviter les polémiques politiciennes inutiles et que les énergies doivent être
rassemblées, fédérées notamment pour la recherche et le soin aux patients aux côtés des
professionnels de la santé qui tous les jours luttent contre la maladie. Alors
quand j’entends la réaction du MR par la voix du sénateur Brotchi, qui pour masquer
l’absence de stratégie du MR sur un
sujet aussi important, se contente de critiquer la programmation de PET Scan, alors que chacun qui connaît le dossier sait
que le nombre par habitant de ce type d’appareil
en Belgique est le plus élevé en Europe, je pense sincèrement qu’il y a là un sérieux manque de dignité dans un débat important
pour nos concitoyens.

La critique est d’autant plus mal
placée que le nombre de PET scan prévu par la programmation a été confirmé par  une étude scientifique menée par le Centre d’expertise fédéral des soins de santé (KCE - Kenniscentrum) et que le MR a voté sans discussion les dispositions de la loi santé 2005
prévoyant les sanctions pour les appareils exploités illégalement.

Vous trouverez sur le site www.ps.be 
les détails du plan.

 

This entry was posted on Vendredi, mai 11th, 2007 at 22 h 46 min.
Categories: Divers.

7 Comments, Comment or Ping

  1. Benoit D.

    Bonjour Rudy,
    Je suis régulièrement ton blog ainsi que d’autres dont celui d’Elio que je trouve particulièrement vivant. J’y lisais dernièrement:
    “Comme vous le dites si bien, ma vie de responsable politique est chargée et parfois je souhaiterai qu’il y ait plus de 24 heures dans une journée. Mais c’est justement pour ne pas perdre le nord que je m’accorde quotidiennement quelques instants (une heure ou deux) pour m’alimenter de la réflexion citoyenne. Ca peut être simplement en allant faire des courses, en discutant sur la Grand-Place de Mons ou ailleurs, en lisant les commentaires de ce blog et en y répondant”
    Ne pense tu pas que le responsable politique à ton niveau de pouvoir est parfois un peu déconnecté de la base. Je suis un admirateur de ton action depuis plusieurs années et je suis inquiet car, si tu devenais premier, aurais-tu encore cette proximité avec le citoyen de Wallonie picarde ?
    Salutations sincères et rendez-vous pour les Cortèges de Tournai (le deux et trois juin)

  2. Alain DESTEXHE

    Cher Rudy,
    Le 16 juin 2006, je vous ai posé la question de l’adoption d’un plan cancer en Belgique. Vous m’avez répondu:
    “Mais un plan global risque fort de s’enliser, en raison de conflits de compétence, ce qui finalement empêchera toute contribution effective aux soins apportés aux patients”
    http://www.senate.be/www/?MIval=/publications/viewPubDoc&TID=50354330&LANG=fr
    4 semaines avant les élections, vous semblez avoir changé d’avis.
    Et bien, tant mieux.
    Alain Destexhe
    Sénateur MR

  3. Francine V

    Merci M R Demotte,
    Ce plan est fort complet et je souhaite de tout coeur que … cela se réalise xxx
    Sensibilisée à cette problématique puisque j’ai su en 1994 qu’il y avait une tumeur cancéreuse sur une corde vocale…. en 1998 prise enfin … en charge par un centre d’oncologie réputé en ORL oncologique, j’ai dû être opérée (laryngectomie totale) et depuis je vais “bien”.
    Mais le matériel assurant mon quotidien est onéreux….(filtres protecteurs, collants, lingettes, brosse spécialisée pour nettoyage de l’implant, canule…etc).
    IL existe (merci merci) un remboursement trimestriel depuis 1998 mais depuis les prix du matériel ont augmenté mais pas le remboursement trimstriel…
    Là, avec le plan, oserions-nous espérer un ajustement ? Je dis “nous” car je suis solidaire des laryngectomisés, glossectomisés etc… ;-)
    Merci pour ce que vous ferez xx
    Francine V

  4. rudy

    Bonsoir Alain,
    Le texte de ma réponse en 2006 est clair: “Actuellement, il n’y a pas, en tant que tel, de « Plan Cancer » officiel en Belgique, contrairement à la France, et ce en partie en raison du fait que, dans notre pays, les compétences relatives aux thèmes prioritaires précités sont réparties sur plusieurs autorités. Cela ne signifie nullement qu’il n’y a aucune action de prévention et de lutte contre le cancer dans notre pays. Au contraire, toutes les autorités concernées accordent une importance aux thèmes retenus dans le cadre du « Plan Cancer » français, comme en témoigne la liste d’initiatives en cours dans notre pays.
    À titre d’exemple, voici les initiatives que j’ai soutenues et entamées au cours des dernières années.
    Il est bien connu qu’un mode de vie malsain peut contribuer dans une mesure importante à l’apparition de nombreuses affections, parmi lesquelles le cancer. J’ai donc tenté de sensibiliser la population à l’importance d’une alimentation saine, d’exercices physiques réguliers et, bien entendu, du sevrage tabagique.
    C’est ainsi que j’ai fait établir un Plan National Nutrition-Santé (PNNS). À cet égard, les moyens suivants ont été utilisés : une campagne de sensibilisation avec des spots TV et des guides de nutrition, des documents pour les travailleurs de la santé et le personnel enseignant. Le PNNS accorde, à juste titre, une attention particulière aux enfants et aux jeunes. À côté de la suralimentation dans la population générale on a également été attentif à la sous-alimentation en milieu hospitalier, dans les MRS et dans le cadre des soins à domicile.
    J’ai également fait établir un Plan fédéral de lutte contre le tabagisme, lequel comprend plusieurs mesures, dont notamment la ratification de l’accord-cadre de l’OMS et interdiction de fumer dans les lieux publics et lieux de travail. La problématique de la protection contre le tabagisme passif et l’aide au sevrage tabagique constituent des thèmes prioritaires du Plan fédéral. À cet égard, j’ai lancé en février 2006 une campagne « Aidons les fumeurs », axée en particulier sur les adolescents. Un Fonds de lutte contre le tabagisme a été créé dans le but de subventionner des projets de prévention du tabagisme.
    Par ailleurs, j’ai également contribué à la détection précoce du cancer du sein. L’État fédéral, les communautés et les régions ont signé un protocole d’accord pour la mise en place d’un dépistage systématique organisé suivant des critères de qualité européens. Ce programme a été lancé en 2001 en Flandre et en 2002 en Wallonie. En 2005, le KCE a publié un rapport sur le dépistage du cancer du sein, qui apporte aux prestaires de soins des réponses aux questions relatives à l’efficacité d’un tel programme et aux inconvénients potentiels qu’il comporte.
    En ce qui concerne une vision plus générale du dépistage précoce du cancer, je peux vous informer que, lors de la dernière conférence interministérielle du 19 juin 2006, il a été décidé de réunir à nouveau le groupe de travail interministériel pour le dépistage précoce du cancer. Ce groupe de travail permettra d’élaborer une vision cohérente, en collaboration avec les communautés et les régions.
    Outre la limitation des facteurs de risque liés au mode de vie et la détection précoce, l’autorité fédérale a fourni des efforts importants concernant l’optimisation des aspects organisationnels du traitement du cancer et un professionnalisme accru des cancérologues. Comme vous le savez certainement, l’arrêté royal du 21 mars 2003 a fixé les normes auxquelles le programme de soins de base en oncologie et le programme de soins d’oncologie doivent répondre pour être agréés. Les programmes de soins doivent offrir des soins de qualité aux patients atteints de cancer. L’approche pluridisciplinaire obligatoire tant pour le diagnostic et le traitement que pour le suivi permet de garantir l’amélioration des soins. Encourager l’élaboration de réseaux sous la forme d’accords d’association entre les deux types de programmes de soins permet de partager l’expertise présente et de suivre les patients dans le cadre diagnostique et thérapeutique le plus adéquat.
    Du reste, une des missions du Collège d’oncologie, qui est actif depuis 2004, est d’appuyer les hôpitaux. En 2005, le Collège d’oncologie, le KCE et le SPF Santé publique ont collaboré à l’élaboration de guidelines en matière de cancer colorectal et de cancer du testicule, ainsi qu’à l’élaboration d’un cadre général pour le manuel d’oncologie multidisciplinaire. Les directives sont disponibles sur internet.
    Dans le prolongement du programme de soins, l’arrêté ministériel du 29 mai 2006, publié récemment, décrit les critères particuliers pour l’agrément des médecins spécialistes, porteurs d’un titre professionnel particulier en oncologie médicale.
    Actuellement, mon cabinet examine la création de programmes de soins spécialisés, et en particulier la création de cliniques du sein pour le traitement des patientes atteintes d’un cancer du sein. En outre, une convention INAMI concernant le traitement adjuvant par Herceptine a récemment été signée pour les patientes atteintes d’un cancer du sein non métastasé positif pour Her 2. La convention, dont la durée est limitée, permet aux femmes atteintes d’un cancer du sein d’être traitées dans des hôpitaux qui satisfont aux critères fixés jusqu’à ce qu’une décision quant à son remboursement soit prise.
    Le 17 mai 2006, la Fondation « Registre du Cancer » a été inaugurée. La Fondation du Registre du Cancer est subventionnée par l’autorité fédérale, les communautés et les régions, ainsi que par le secteur privé. Un registre du cancer efficace est nécessaire dans le cadre d’une politique englobant non seulement les soins aux patients cancéreux mais également la prévention primaire et secondaire.
    Pour ce qui concerne la recherche scientifique relative au cancer, je puis vous communiquer que la recherche est effectuée de façon décentralisée et qu’elle relève en majeure partie de la compétence des communautés. Par ailleurs, des initiatives privées, telles que la Fondation contre le Cancer et la Vlaamse Kankerliga appuient la recherche fondamentale et appliquée.
    De nombreuses initiatives ont été élaborées, lesquelles visent, dans un premier temps, à partiellement prévenir le cancer, par le biais d’un mode de vie plus adéquat, ensuite, à détecter le cancer à temps, et enfin, à traiter les patients dans le cadre de structures optimales, par des spécialistes bien formés, en ayant recours aux options de traitement les plus efficaces et les plus récentes. Il est vrai qu’un pian global, en concertation avec les Communautés et les Régions, permettrait de concrétiser une vision. Mais un plan global risque fort de s’enliser, en raison de conflits de compétence, ce qui finalement empêchera toute contribution effective aux soins apportés aux patients. C’est la raison pour laquelle l’évaluation des avantages et des inconvénients d’un « Plan Cancer » formalisé nécessite une discussion détaillée, dans le cadre de laquelle je ne suis pas l’unique partenaire concerné.”
    Et oui, je travaille même avant les élections.
    Vive la Wallonie qui travaille…
    Votre dévoué, Rudy

  5. Benoit D.

    Dans le cadre du cycle Art et Essai de Tournai, je viens d’assister à la projection du film ” le dernier roi d’Ecosse” qui relate l’histoire d’un jeune médecin qui devient le confident et conseiller d’un des plus sanglants dictateurs africains Idi Amin Dada. Ce film illustre aussi les rapports complexes qui existent parfois entre les praticiens de l’art de guérir et les hommes de pouvoir.
    Une belle performance d’acteurs saluée par des récompenses. Certaines images sont assez insoutenables.
    Ames sensibles s’abstenir.
    Bonne nuit

  6. rudy

    Chère Francine, excusez-moi tout d’abord pour ma réponse tardive.
    Durant ces 4 années, j’ai tenté de prendre en considération et d’améliorer de nombreux problèmes liés au faible remboursement des frais liés aux maladies chroniques. Une première étape a été franchie avec la création du màf “malades chroniques” qui permet la prise en charge de certains de ces frais, et notamment celle des anti-douleurs pour les patients souffrant d’un cancer.
    Le PS propose la poursuite de cette politique en dégageant une enveloppe substantielle dans le budget de l’Inami pour amplifier la prise en charge de ces frais. Je pense que, dans ce cadre, la prise en charge l’indexation des prix du matériel pourrait être réalisée.

  7. Francine V

    Merci camarade R Demotte,
    Faut pas publier ceci …
    Je voulais simplement vous remercier pour votre réponse, j’espère de toute mes forces que le PS sera gagnant le 10 juin et que vos actions pourront se poursuivre.
    Je suis une fidèle de longue date et je “milite” comme je le peux dans ma région xxx
    Je sais aussi que vous allez venir à la Maison de la Laïcité ici à Soignies …le 7 juin, ce sera aussi l’occasion de vous faire un clin d’oeil complice et discret …mais qui viendra du coeur à défaut de ma voix (au sens figuré) que je vous réserve le 10 juin xxxx
    Très socialistement dit xxxx
    Francine Verstraeten