Le plan cancer du PS ne plait pas au MR. C’est de bonne guerre. C’est le débat politique. Il est normal que des divergences s’affichent. On ne vit pas dans le règne du parti unique. Et c’est tant mieux.

Par contre, ce qui me heurte en politique, c’est l’obscénité. Et Jacques Brotchi commence tout doucement à en faire preuve.

Morceaux choisis sur le site du MR:

" C’est du vent " estime le Sénateur et médecin, Jacques Brotchi. "J’applaudis au fait qu’on élabore un plan mais c’est un peu incohérent venant d’un parti et d’un ministre qui a été en charge de la Santé et des Affaires sociales pendant 4 ans et qui a limité le nombre de pet-scans à 13 alors qu’il s’agit de l’instrument le plus efficace pour le dépistage des métastases du cancer",

La stature morale et intellectuelle et les qualités professionnelles de ce brillant neurologue ne lui donnent pas le droit de tromper l’électeur en utilisant des arguments tronqués. En filigrane de sa phrase, on voit bien l’objectif poursuivi : « Demotte est un gestionnaire qui a privilégié l’équilibre des comptes à la santé des gens ».

Pourtant, Monsieur Brocthi sait comme moi que :

1°/ Le nombre de pet-scans autorisé en Belgique était de 13 à mon arrivée. Je n’ai donc pas limité le nombre d’appareil comme il le prétend. Il est exact que quelques pet-scans fonctionnaient illégalement. Le Parlement (et donc le MR le parti du Sénateurr Brotchi, faut-il le rappeler) a voté, sous ma proposition, une loi permettant de sanctionner l’utilisation illégale de ces appareils. La nuance est de taille.

2°/ Je n’ai pas décidé de maintenir le nombre de pet-scans à 13  sur base de mon humeur du matin. J’ai fait réalisé une étude par un organisme totalement indépendant, financé intégralement par le gouvernement fédéral (ce qui permet d’éviter toute forme de conflit d’intérêt…) pour valider ce nombre. Les conclusions de cette étude sont limpides. La programmation actuelle est largement suffisante pour couvrir les besoins. Elle rappelle également que la Belgique est un des pays européens à bénéficier de la meilleure couverture de ce type d’appareils.

Je n’ai pas soucis à débattre des arguments développés par Alain Destexhe, entre autres, sur le timing de ce plan. J’ai démontré que je ne suis pas resté inactif en matière de lutte contre le cancer. Je ne suis pas d’accord avec lui lorsqu’il estime que les Ministres devraient s’abstenir de ce type de propositions en période de campagne électorale. Je pense, au contraire, que les campagnes sont des fenêtres d’opportunité pour lancer des propositions. Ce genre de discussions rehausse le niveau d’une campagne.

Les anathèmes fallacieux de Jacques Brotchi l’abaissent.

This entry was posted on Mardi, mai 15th, 2007 at 11 h 12 min.
Categories: Divers.

4 Comments, Comment or Ping

  1. Bonjour,
    la DH a mis en ligne la semaine dernière un blog dédié à la campagne des élections législatives, surtout sous son aspect web. Votre blog y est référencé. N’hésitez pas à me contactez si vous preniez quelque initiative sur Internet.
    A très bientôt sur http://lepolitiqueshow.dhblogs.be

  2. himself

    salut camarade,
    merci pour ces utiles et intéressantes précisions à propos du plan cancer.
    Camarade, IRIS, la structure faîtière des hôpitaux publics bruxellois, enregistrait pour l’année 2006 un déficit budgétaire de 20 millions d’€.
    Quelle est la situation maintenant et en quoi le projet “Bordet” modifie-t-il la donne au niveau financier?
    Merci.

  3. Benoit D.

    Bonjour,
    On a aimé ce week-end de vous voir tous rassemblés avec Marie Arena, Philippe Busquin, Agnes Detournay la bien nommée, Christiane Vienne, Alicia Vandenabeele et les autres à Brunehaut chez Pierre Wacquier, un homme qui incarne le rassemblement de passions vives . J’ai l’impression que cette Wallonie picarde est en marche et que la cohésion des forces permettra de surmonter les épreuves pour contribuer au redressement économique et social de notre merveilleuse région ainsi que de toute la Wallonie.
    A bientôt

  4. rudy

    Cher himself, ne croyez pas que je dégage un touche mais il m’est assez difficile de me prononcer dans les détails sur le projet “Bordet”. J’agis essentiellement en seconde ligne dans ce dossier qui est directement géré par l’ULB et Iris. Il s’inscrit dans la création de bassins de soins que je tente de favoriser depuis le début de cette législature.
    Ceci étant précisé, il est clair que les synergies qui vont se créer entre Bordet et Erasme vont dans le sens d’une meilleure intégration de l’offre de soins et de ce fait d’une meilleure répartition des ressources financières. C’est d’autant plus remarquable que ce processus s’accompagne d’une approche très ambitieuse de la qualité des soins.