J’étais à Mouscron vendredi passé. L’occasion pour moi d’assister à une des animations organisées par la fondation pour la santé dentaire et son dynamique président, Michel Devriese dans une école dans le cadre de l’opération « sourire pour tous ».

http://www.dentiste.be/Ministre%20Demotte%20prévention.htm

Les soins dentaires ont été longtemps un des points faibles de notre système de soins de santé. J’ai essayé durant ces quatre années de corriger le tir. En assurant, notamment, la gratuité des soins pour les enfants de moins de douze ans, un meilleur remboursement des prothèses intégrales et une extension des remboursement pour l’orthodontie et la parodontologie. Le satisfecit affiché par une série d’associations professionnelles tend à démontrer que les mesures que j’ai prises vont dans le bon sens.

La dernière contribution à cette revalorisation à être concrétisée : une série de mesures qui entrent en vigueur le 1er juin. Parmi celles-ci, la réintroduction partielle du remboursement de l’extraction dentaire. Elle avait été supprimée, dans un contexte budgétaire très difficile, il y’a quelques années. Elle sera de nouveau remboursée pour les personnes de plus de 66 ans, les enfants jusqu’à 15 ans et toutes les personnes souffrant de pathologies lourdes rendant nécessaire l’extraction d’une dent.

Cet effort doit être poursuivi. D’abord en étendant le remboursement de l’extraction à toutes les catégories de patients. Cette mesure à un coût très important (près de 35 millions d’euros) ; c’est pourquoi elle doit être étalée sur deux ou trois ans. Je pense aussi qu’il faut aller plus loin dans le remboursement de parodontologie et de l’orthodontie. Augmenter le seuil de gratuité des soins dentaires pour les enfants et adolescents. Et enfin, continuer à mettre l’accent général sur un meilleur remboursement des soins conservatoires. Ces propositions figurent, parmi d’autres, dans le programme du PS.

J’aurais aimé les confronter avec celles des autres partis mais il faut avouer, en essayant de rester le plus objectif possible, qu’ils ne sont pas très précis sur cette question…

This entry was posted on Mercredi, mai 30th, 2007 at 15 h 20 min.
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2 Comments, Comment or Ping

  1. Bonjour!
    Vous aviez promis de comparer les programmes, avec une attention particulière au domaine de la santé.
    Je me permets donc de vous interpeller quant à la politique de prévention des “pollutions électromagnétiques”.
    Ayant pris la peine de parcourir le programme du PS, il me semble que cette problématique ne s’y trouve pas prise en compte de façon spécifique (pour reprendre vos termes, on dira que le PS ne semble pas “précis” à ce sujet), ni dans le chapitre “santé”, ni dans le chapitre “écologie sociale”!!
    Alors que de plus en plus de scientifiques renouvellent des mises en garde, il semble que le politique, et le PS, ne se situent pas sur la même “longueur d’onde”.
    “L’appel de Bruxelles” (disponible sur le site http://www.001.be.cx/ ), et ses annexes (pp7-12) est assez explicite à ce niveau, sans que je doive ici développer l’argumentation.
    Quelle est la position précise du PS, et la vôtre, sur cette question des pollutions electromagnétiques ?, notamment en rapport direct avec le contenu de l’appel de Bruxelles, qui contenait une interpellation nominative du Ministre fédéral de la santé ?
    D’avance merci de répondre à cette question.

  2. rudy

    Didier, cette question m’a déjà été pose in temporer non suspecto et ce dossier n’est pas neuf… . Pour votre information, je reproduis ici la réponse que j’ai donnée à une question parlementaire sur le sujet.
    “Le gouvernement fédéral suit à l’évidence de près toutes les études et analyses relevantes. Sont pris en considération le projet international EMF de l’OMS ainsi que les recommandations du Conseil européen de 1999, les conclusions des comités scientifiques de la Commission européenne de 2001 et 2006, les évaluations disponibles des risques effectuées par les agences nationales des États membres ou encore par notre Conseil supérieur de la Santé.
    Au niveau de l’OMS, une évaluation générale des risques pour les champs de radiofréquence est prévue dans le planning de l’OMS pour 2007-2008, dès qu’une étude de risques spécifiques de cancer aura été finalisée. En clair, sur 2006-2007, les données sont collectées et, pour la période 2007-2008, elles seront évaluées pour redéfinir des bases.
    Les autorités fédérales sont compétentes pour la fixation des normes pour la protection de la population et pour le contrôle du respect de ces normes. La norme actuelle tient compte de toutes les sources de rayonnement et de la population dans son ensemble, y compris donc les personnes les plus fragiles.
    Toutes les mesures effectuées par l’Institut belge des postes et des télécommunications (IBPT) donnent des valeurs largement inférieures à la norme de sécurité actuelle. La norme de sécurité a été fixée dans un arrêté royal du 29 avril 2001 et elle est basée sur un facteur de précaution quatre fois supérieur à celui figurant dans les recommandations internationales.
    La norme de sécurité s’inscrit dans un accord conclu entre le gouvernement fédéral et les Régions, lesquels ont convenu d’un éventuel ajustement sur la base des résultats des enquêtes internationales de l’OMS, attendus pour 2007-2008.
    Cet accord était nécessaire vu l’incertitude qui règne au sujet du possible effet à long terme du rayonnement électromagnétique des antennes GSM.
    Je ne pense pas qu’il existe aujourd’hui d’éléments pertinents justifiant que nous renforcions la sécurité des citoyens. Les résultats des mesures effectuées par l’IBPT, que je viens de rappeler, ne font d’ailleurs que confirmer cette opinion.
    La Belgique prévoit donc une limite d’exposition quatre fois plus stricte que celle recommandée par les instances internationales ; et figure ainsi parmi les pays qui ont les normes les plus strictes en la matière. Il n’y aura, sur le plan de l’agenda, pas de révision de la norme avant que l’OMS ait publié les résultats de ses recherches.
    Des études alarmistes, entre autres celle que l’ASBL Testabel a fait circuler début de l’année 2007, existent. En réponse à votre question, je ne peux pas me baser sur autre chose que sur les études scientifiques. Des ASBL peuvent faire des collectes de littérature internationale – j’y suis très sensible et je lis beaucoup de choses – mais je ne peux pas, en tant que ministre, forger mon opinion sur autre chose que ces différentes évaluations.
    Je rappelle que nous sommes quatre fois plus stricts que la norme internationale, que nous sommes dans le peloton de tête des pays les plus stricts et que je ne peux pas non plus, sur base d’impressions, de subjectivités, engager la responsabilité de l’État dans un sens ou dans l’autre.
    Ne vous sentez pas frustré de la réponse que je vous donne, elle est simplement liée aux éléments objectifs sur lesquels je dois appuyer le processus de décision.
    Cette matière étant particulièrement complexe, je demanderai à tous les membres de manier avec prudence l’information disponible. Je demande également à l’ensemble des niveaux de pouvoir de diffuser des informations.
    Les informations objectives sur les risques pour la santé liés aux rayonnements électromagnétiques, tant en ce qui concerne les antennes qu’en ce qui concerne les appareils, sont disponibles auprès des autorités fédérales. J’ai récemment libéré un budget supplémentaire de 50.000 euros pour la diffusion de dépliants auprès du grand public et des médecins généralistes. Il convient de disposer d’informations objectives afin de remédier au sentiment d’insécurité.
    En ce qui concerne les normes auxquelles « l’APPEL DE BRUXELLES » fait référence, j’ai envie de vous communiquer quelques éléments de comparaison.
    On dit que cela va mieux dans certains pays. On cite l’Italie. Ce n’est pas exact. L’Italie prévoit pour l’instant 20 V/m mais à partir des sources d’émission; or il ne faut pas confondre sources d’émission et cumul de la réception en différents endroits. En d’autres termes, certains se présentent comme étant plus sévères alors qu’en réalité, ils le sont moins. Une seule sous-région d’Italie prévoit des normes plus strictes: la Toscane.
    Les normes luxembourgeoises sont relatives aux sources d’émission et non au cumul des normes de réception. Je pourrais encore citer d’autres exemples.
    En réalité, les pays qui font mieux que nous ont fixé des normes sur la base des émissions et non du cumul des réceptions.
    En Belgique, en termes de puissance, on se situe quatre fois en dessous de la norme OMS; en termes d’intensité, deux fois en dessous. Il est évident qu’en ce qui concerne le principe de précaution, nous sommes dans le peloton de tête des pays de l’Union européenne.
    Puisque certains me posent la question, je rappelle que mon intention ou celle de celui ou de celle qui demain me succédera – il n’y aura pas, selon moi, de grands débats en la matière – est de suivre les décisions de l’OMS. Si l’OMS dans sa méta-analyse dégage des positions plus strictes, nous nous rallierons à tout le moins aux positions préconisées par cet organisme.”